PROCHAINES DISPONIBILITÉS : SEPTEMBRE 2023

Dusud – « Grands crus d’huile d’olive »

Des grands crus d’huile d’olive
pour faire rayonner la Provence

Pour ce quatrième épisode, j’accueille Michael Cros. Michael est le fondateur de Dusud, qui propose aujourd’hui des huiles d’olives Françaises de prestige aux restaurateurs, aux grandes tables étoilés, et depuis peu aussi aux particuliers. Lors de notre collaboration, Michael m’a appris un tas de choses passionnantes sur l’huile d’olive. Alors j’avais vraiment envie de vous faire découvrir ses produits et ce savoir-faire d’exception.

Maintenant, allongez-vous, fermez les yeux, et écoutez comme ça sent bon la Provence. 

Le but, c’était d’aller chercher les meilleurs produits et d’aller les faire rayonner dans les plus beaux endroits.

Les liens de Michael

Le site : www.dusud.co
Instagram : @dusud_fr
Le coup de cœur de michael : Le vinaigre de cidre Archie 

sommaire

Peux tu te présenter ?
Tes partenaires
Grands crus, une vraie appellation ?
La méthode de fabrication
Pourquoi démarcher les chefs ?
Participer à des Concours
La quête de l’excellence
Packaging et positionnement
Une identité visuelle réussie
Le choix des mots
Les ambitions pour Dusud

Est-ce que tu peux te présenter, raconter un peu ton parcours et comment tu en es arrivé jusque là ?

Je viens du Sud, de Provence. Quand j’étais plus jeune, j’avais un ami fils de moulinier. C’était le moulin Castelas. Et on était amené de temps en temps à goûter les produits que son père faisait. J’étais souvent surpris par le goût que pouvaient avoir les huiles et leur diversité.Ça, c’est l’origine de ma passion pour les huiles d’olive. Et puis après, j’ai eu un parcours un peu classique, mais ça m’a toujours titillé l’esprit de créer ma marque. Arrivé au confinement, je me suis dit que c’était le bon moment. Je voulais créer une marque de produits de Provence plutôt haut-de-gamme sur l’artisanat français et notamment les huiles d’olive. Alors j’ai fait une tournée en Provence pendant plusieurs mois, de plein de producteurs, de plein de produits différents. J’ai rencontré une quarantaine de mouliniers et j’ai sélectionné mes trois premiers partenaires selon l’expérience, les possibilités de fabrication, le goût, le volume et la renommée du moulin. Et on a créé cette gamme d’huile d’olive destinée aux grands restaurants, aux belles tables françaises, aux restaurants étoilés, etc.

Est-ce que ça a été facile de les embarquer dans ton projet, de les convaincre de participer ?
Comment tu les as choisis ? Est-ce que tu avais fait un cahier des charges, des exigences auxquelles ils devaient répondre ?

Oui, la plupart des gens que j’ai rencontrés étaient emballés par le projet parce que le but de la marque, c’est de faire connaître ces produits et de faire rayonner la Provence dans toute la France et dans le monde entier. Et donc eux sont plutôt emballés par l’idée car c’est très local. Certains n’ont pas besoin de faire de partenariat avec des marques comme moi si ils ont des quantités limitées ou que leur marque et le moulin est déjà suffisamment connu pour tout vendre. Donc dans ce cas, c’est plutôt non, même s’ils aiment bien l’idée du projet. Nous on est allé chercher des moulins qui vendent presque exclusivement en local, aux touristes, l’été. Eux ils ont besoin de vendre aussi à des personnes comme moi qui vont prendre le produit et en faire autre chose pour le sortir du territoire.

Les exigences, c’est d’abord la taille de l’exploitation : ni trop gros car ils n’ont pas besoin de nous, ni trop petit car c’est compliqué en terme de volume, même si on ne fait pas des milliards de litres par an pour l’instant. Mais si on commence à travailler avec 15 ou 20 petits, ça devient très compliqué de gérer la logistique derrière. Donc le tri s’est d’abord fait sur la taille du producteur. Et derrière, bien sûr, ça va être le goût, les olives utilisées, la méthode de récolte, si c’est bio ou pas, si c’est AOP ou pas, plein de critères…

On a choisi de faire trois grands types d’huiles qui sont : fruitée vert, fruitée mûre, fruitée noire. Il fallait trouver des moulins pour chaque gamme. Fruité vert, c’est en début de récolte, début de saison, septembre, octobre. Fruité mûr, plutôt fin de saison, novembre, décembre, quand l’olive commence à tourner un peu sur le noir. Et après, on a une autre huile d’olive qui est beaucoup plus rare et beaucoup plus artisanale, qui est un peu notre fleuron. C’est l’huile d’olive fruitée noire à partir d’olives matûrées, c’est le bébé des chefs avec qui je travaille. À chaque fois en dégustation, c’est le produit qui ressort vraiment du lot parce qu’on est sur quelque chose d’assez fou. Et donc le but, c’était de travailler avec plusieurs moulins pour avoir une gamme complète. Aujourd’hui, on a trois vertes, une mûre et une noire.

En fait, il y a une belle analogie à faire avec le vin, rapport aux différentes variétés d’olives, et aux différentes gammes.

Oui, c’est vraiment comme le rosé, le blanc et le rouge. L’huile d’olive classique que tu retrouves un peu partout, c’est la fruitée mûre parce que c’est la plus facile à faire, c’est la plus rentable, celle qui a le plus de rendement parce que l’olive est plus grosse. C’est celle que tu connais. C’est comme si dans le vin, il y avait du rosé partout, et que tu ne savais même pas qu’il existait du rouge et du blanc !

Tes huiles sont qualifiées de « Grands crus ». Est-ce une vraie appellation ? Quelles-en sont les critères ?

Non, l’appellation « grand cru » n’existe pas vraiment pour l’huile d’olive. C’est pour qualifier l’aspect haut-de-gamme de l’huile qu’on commercialise et caractériser l’aspect artisanal et récolté à la main. En fait, on peut qualifier de Grands Crus les huiles qui sont dans des taux d’acide oléique ultra bas, sous 0,4%, produites à partir d’olives qui sont pressées très rapidement après la récolte, ce qui permet d’en conserver tous les bienfaits, notamment du point de vue des polyphénols de l’huile d’olive. C’est ce qui permet à l’huile d’être vraiment ultra qualitative et ultra gustative. C’est pour ça qu’on les qualifie de grands crus. Mais ce n’est pas une véritable appellation légale.

Est-ce que tu peux nous expliquer comment s’est fabriqué ? Parce que pour situer, les bouteilles coûtent entre 30 et 35 €. J’imagine que ça peut sembler conséquent pour beaucoup de personnes. Est-ce que tu peux expliquer le prix de tes grands crus d’huile d’olive ? C’est quoi la différence avec celles qu’on peut trouver dans la grande distribution ? Je sais que par défaut, il y a un ratio poids des olives / quantité d’huile qui est assez impressionnant.

Si tu pars sur la fruitée verte, par exemple, ce sont des huiles d’olive qui sont faites avec des olives de début de saison, qui sont toutes petites. Donc le rendement de l’olive est déjà ultra faible par rapport à ce qu’on trouve dans le commerce, qui sont plutôt des fruitées mûres. Deuxièmement, nous, on presse à froid, à 10 ou 20% de la limite de la température autorisée pour être en extra vierge, ce qui fait qu’on a un rendement encore plus faible. Faible rendement dit coûts de production très élevés. Et puis si tu cherches dans un supermarché, ton litre va vite coûter au moins 20 € pour de l’huile française origine France. Même en grande distribution, avec des gros volumes. Nous on est sur quelque chose de beaucoup plus artisanal, récolté à la main. Après, tu peux avoir de l’intensif avec des haies d’oliviers, récoltés par des machines. Donc c’est plutôt ça que tu vas retrouver dans la grande distribution.

La différence là dedans, c’est donc la méthode de récolte, la méthode de pressage et les olives utilisées aussi. Parce que tu as des olives qui sont endémiques à la Provence, qui ont moins de rendement que les olives importées d’Espagne. Par exemple, les variétés espagnoles Arbusane, Arbequine, sont des olives qui donnent beaucoup plus d’huile. Si tu utilises ce type d’olives là, pareil, tu baisses ton prix. Nous, on est vraiment sur des olives endémiques à la Provence, récoltées à la main, et pressées de manière traditionnelle. Donc déjà avec ça, de base, ton prix est quasiment multiplié par deux par rapport à quelque chose d’intensif avec des variétés étrangères plantées en France.

Intensité, élégance, délicatesse. L’idée, c’était de leur donner comme nom des adjectifs féminin pour personnifier un peu le caractère des huiles d’olives.

Et puis sur ta gamme, tu as aussi des AOP. Par contre, elles ne sont pas toutes bio, c’est ça ?

Non, elles ne sont pas toutes bio mais tous les agriculteurs avec qui je travaille qui ne sont pas en bio sont soit en conversion, soit en agriculture propre, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent pas de pesticides. Ils n’ont pas l’accréditation parce que c’est un process assez lourd et assez long à mettre en place. Donc, j’y porte une attention, mais pas particulière. Je fais juste attention à ce qu’ils n’utilisent pas de pesticides. Après, s’ils sont bio, c’est encore mieux bien sur. Mais quand tu vas dans un restaurant faire goûter à des chefs, à part s’ils ont un resto qui est full bio, ce qui va jouer, c’est le goût. Derrière, si tu ne fais pas n’importe quoi avec les arbres, c’est très simple.

Pourquoi tu as fait ce choix de commencer à démarcher les chefs et seulement maintenant d’ouvrir ça aux particuliers ? C’était quoi ton envie ?
Et quand tu démarches les chefs, comment ça se passe ? Comment ils accueillent tes huiles à la dégustation ?

Le but, c’était de faire connaître la marque aux personnes qui sont référentes dans le milieu gustatif, donc les chefs. Le but, c’était d’avoir des ambassadeurs de la marque qui vont attester que le produit est bien. C’est pour ça que j’ai commencé par là et pas dans l’autre sens. Et puis, au final, c’est hyper intéressant à développer parce qu’il y a pas mal de choses à faire les chefs sont curieux. Là, je commence à avoir des chefs intéressés à l’étranger, comme Londres ou même des villes comme Dubaï, le Japon, les États Unis, plus axées sur les produits haut de gamme français. Je me concentre sur ça aujourd’hui. Après oui, j’ai ouvert la marque aux particuliers cet hiver, mais c’est pas quelque chose sur lequel je me focalise pour l’instant. C’est ouvert, les gens peuvent acheter si ils veulent mais je suis seul, et je ne peux pas mettre mon énergie là dessus pour l’instant.

Arpès, j’ai commencé tout simplement, en appelant des restos. Je suis toujours très bien accueilli. Les chefs sont toujours très curieux de goûter des produits et ils sont encore plus contents quand ils découvrent des produits qu’ils ne connaissent pas. J’arrive, on se pose en cuisine directement, on se pose et on goûte avec l’équipe. On est souvent très bien accueilli et j’ai toujours de très bons retours. Forcément, chacun à ses préférences. C’est pour ça aussi qu’on a une large gamme pour pouvoir satisfaire le spectre gustatif de chaque type de cuisine. Et puis après, les chefs font leur choix. Souvent, ce sont des huiles qui seront utilisées en cuisine pour des plats signatures. Et parfois, il y a des huiles sur table et dans ce cas là, on peut retrouver nos bouteilles directement sur la table, sur des huiles plutôt douces. Par exemple, au Maylbron de Ritlerat, Capbreton, ils utilisent notre fruitée noir qui est une huile d’olive très particulière, avec un vrai goût d’olive noire tapenade. Ils l’utilisent en dégustation, un petit peu en début de repas avec un pain artisanal qu’ils font sur place, qui est très sympa. Tu as donc deux utilisations, en cuisine ou sur table.

Je pense aussi qu’à un moment donné, il faudra développer le canal des épiceries fines parce qu’il y a pleins de beaux endroits où on pourrait être revendu. Mais on n’est pas encore reconnu dans le milieu, il faut aller les voir, il faut les faire goûter, donc pour l’instant, ce n’est pas quelque chose qu’on développe beaucoup, par faute de temps, mais je pense qu’à terme, ça va arriver. Pour le moment, il y a quelques épiciers qui nous ont trouvé, qui nous ont goûté dans un hôtel, dans un resto, qui nous contactent, ou qui nous ont vu sur Insta, par exemple. Mais c’est au compte-goutte. C’est peut être 5% de mon chiffre d’affaires. C’est pas du tout développé, mais ça pourrait être, je pense, par expérience, quasiment 50% de mon chiffre d’affaires. C’est vraiment quelque chose à développer mais voilà, étape par étape.

Est-ce que tu envisages de faire des concours ? Je pense aux Épicures de l’épicerie fine ou aux concours général agricole par exemple pour reconnaitre tes produits.

Ouais, c’est des idées. Moi, je ne suis pas très médaille, pas très concours. Je ne sais pas, ça fait un peu « Tiens, ton pin’s ». C’est pas trop mon truc, mais je pense que ce sera important de le faire à un moment donné. Je sais que les producteurs avec qui je travaille le font déjà et gagnent des médailles avec les produits qu’ils font. Moi, je sais que les produits qu’on fait sont très bien. Je n’ai pas de besoin de ça pour le savoir, mais je pense que ce serait bien surtout pour la communication, pour que les gens découvrent nos produit. C’est une stratégie. C’est plus de la com’ pour moi. En épicerie fine, si tu as le petit macaron Médaille d’or des épicures de l’épicerie fine, je pense que c’est un argument différenciant, valorisant pour quelqu’un qui n’y connaît rien… Ce n’est pas ça que je recherche, mais c’est vrai que pour la com, oui, ça peut être intéressant de faire ça pour faire connaître la marque, tout simplement. C’est une idée, c’est pareil, c’est quelque chose auquel j’ai pensé et que je n’ai pas encore mis en place. C’est une organisation, ça coûte de l’argent, etc. Peut être sur la saison prochaine ?

Sur le site, on pouvait lire « Bienvenue dans notre quête de l’excellence ». Cette quête de l’excellence, comment elle se traduit au quotidien ?

Le but, c’est vraiment d’aller chercher les meilleurs produits de Provence, avec des qualités artisanales au top et de les faire rayonner dans les plus beaux endroits. Même si ça reste de l’olive, on peut trouver des choses vraiment différentes par rapport à ce qu’il y a dans la grande distribution. À chaque fois que quelqu’un goûte nos huiles, que quelqu’un goûte une bonne huile d’olive de Provence, à chaque fois, ils sont surpris par rapport à ce qu’ils ont l’habitude de goûter. Je m’amuse de temps en temps à faire des dégustations à l’aveugle, et à chaque fois, mon huile ressort. C’est juste pour montrer qu’il y a une vraie différence entre les produits. En grande distribution, c’est vite très doux, très fade. Et après, chez nous, on peut trouver des trucs vraiment très puissants, peut être même trop des fois.

La verte, c’est herbacé et poivré, donc vraiment, c’est fort. Après, la mûre, on va être sur quelque chose de beaucoup plus équilibré, qui a quand même beaucoup de goût, qui porte beaucoup plus sur les fruits, qui est assez équilibré, beaucoup moins fort, mais qui reste quand même puissant versus une huile classique. Et puis après, on a la fruitée noire qui a vraiment un goût d’olive noire. Donc là, il y a de vraies différences.

Maintenant, je voudrais parler un peu de ton identité de marque. Tu as des super belles bouteilles, des bouchons en bois, un beau papier de création, une dorure. On voit tout de suite que tu as soigné le packaging. Ça avait quelle importance pour toi le visuel dans ce projet ?

Tout simplement parce que le produit qu’on commercialise est un produit haut de gamme, parce que c’est un produit qui est artisanal et qui coûte cher à la production. Donc, j’ai naturellement décidé de m’orienter vers un positionnement haut de gamme avec une étiquette un peu poussée, pour que ça laisse transparaître le savoir faire qu’il y a derrière, et que cela justifie le prix qui en ressort.

Est-ce que tu penses que ça a un impact sur l’accueil de tes produits par les chefs, sur les collaborations, les partenariats, même ton développement, voire sur la réussite de projet ?

Je suis sûr que ça a un vrai impact parce que les gens, quand ils la voit, en général, c’est toujours « Elle est belle la bouteille. » Elle fait son effet. Je ne sais pas si c’est game changer dans la vente parce que les chefs, eux, ils s’en foutent un peu. Bien sur, quand je la montre, ils trouvent ça joli. Mais eux, ils achètent rarement la bouteille en cuisine. Ils achètent souvent en plus grosse quantité dans des bagging box. Mais par contre, c’est vrai que quand ils veulent en mettre sur table ou quand c’est à la revente, c’est vrai que ça a son utilité. Je revends chez quelques épiceries fines et c’est vrai qu’en général, ils me disent « J’achète parce que le packaging est beau » Ils vont même acheter sans avoir goûté parce qu’ils se doutent du coup que c’est bon. Et c’est le cas. Le but, c’est de faire du bon dans du beau. Et même pour eux en magasin après derrière, s’ils ont un beau produit, les clients seront plus enclin à choisir ce produit là, parce qu’il va ressortir du lot, versus un bidon en métal, n’importe quoi, noir, il ne se passe pas grand chose. Si le packaging est travaillé, ça veut dire normalement que le produit est travaillé. Tu peux faire du beau packaging avec un produit de merde, entre guillemets, mais c’est que du marketing et ce n’est pas top. Parce que le client, tu vas le perdre. C’est un peu comme quand tu vas dans un resto bien placé et que tu manges mal, tu reviens pas.

Et au delà du logo et du packaging, t’as vraiment soigné l’ensemble de ton image de marque. Je parlais du choix des bouteilles, des bouchons, du papier, mais t’as aussi fait deux vidéos pour DuSud à des moments clés, avec des images magnifiques, une vraie ambiance visuelle, un véritable storytelling. J’imagine que ça demande beaucoup de temps, de l’argent. C’est pas quelque chose d’obligatoire dans une stratégie de communication. Pourquoi toi, t’as fait le choix d’investir là dedans ?

Pour moi, c’était important d’utiliser la vidéo pour toucher avec plus d’émotion. La photo, c’est sympa, mais la vidéo, vraiment, ça permet de mettre de l’émotion avec la musique, l’ambiance, etc. Et donc le but, c’était que Dusud devienne une marque qui te touche vraiment. C’est dur à faire, c’est long, ça prend du temps. La première vidéo c’était pour montrer la genèse du projet et la deuxième pour montrer son développement en quelque sorte. La première, tu vois la voiture qui se balade un petit peu en Provence, qui va de producteur en producteur pour trouver les bons produits. On trouve les producteurs, on trouve l’huile et à la fin, on voit l’huile dans la bouteille, etc. Et ça finit sur un coucher de soleil sur des champs d’olivier en Provence. La deuxième vidéo, c’était pour le lancement officiel au Grand Public. On y voit plus le côté hôtel, restaurant. Une femme qui part avec les huiles du resto, qui va se balader, qui va faire une petite dégustation sur la plage avec du pain et tout en mode pique nique, plus pour le côté un peu lifestyle de la marque.

Pour toi, c’est quoi une identité visuelle réussie ?

C’est quelque chose que les gens trouvent beau, qu’ils retiennent et qu’ils reconnaissent. Par rapport à notre logo, j’ai remarqué que le « S » seul, sans rayon, est vraiment puissant par rapport au logo complet. Donc, j’utilise de plus en plus le « S » seul partout, au plus possible. Pour moi, l’objectif, ce serait que quand les gens voient ce logo, ils se disent « C’est DuSud ». Pour moi, c’est simplement ça. Une identité visuelle réussie, c’est quand les gens voient le logo sans voir le nom de marque en entier et qu’ils savent ce que c’est. C’est que le logo traduit la marque. Et quand t’as ça, t’as réussi.

Et d’ailleurs, le nom DuSud, tu l’as trouvé facilement ?

En fait, c’est un peu la genèse du projet. C’est à dire qu’au début, je voulais faire un concept de restaurant qui associait mets et huile d’olive, ce qui se fait de plus en plus d’ailleurs maintenant en gastronomie. Mais c’est difficile de se lancer dans la restauration sans avoir vraiment de background soit en cuisine, soit en gestion de restaurant, etc. Alors je me suis dit que ce serait peut être mieux de commencer par autre chose. J’ai continué mon cheminement… Ensuite je voulais faire le Nicolas de l’huile d’olive. On a commencé à se renseigner sur les pas de porte, les locations de lieux à Paris, de boutiques, les marges de revente de produits producteurs, etc. Mais c’était assez compliqué d’un point de vue marge. J’ai regardé d’autres marques qui faisaient ça comme Olivier & Co et À l’olivier, qui sont un peu sur les mêmes modèles mais en fait, ils ont un positionnement assez rue, fort trafic, très touristique, etc. Quand moi, je voulais faire un truc davantage pour les Français, et ce n’est pas du tout le même positionnement.

Alors j’ai continué à chercher. Et je réfléchissais à un nom de marque dans ma tête en conduisant et je pensais « produits du Sud ». Et je me suis dit « Du Sud » tout simplement. Je me suis dit « DuSud en un mot, c’est pas mal. » Et ça forme en plus un palindrome, c’est un mot qui se lit dans les deux sens. Et en fait, en pensant au nom de la marque, je me suis dit « Mais en fait, DuSud… je vais faire une marque de produits du Sud, tout simplement. Pas faire une boutique, pas faire un resto, machin, je vais faire une marque ! » Et c’est parti de là. L’idée du projet est presque venue du nom.

Du coup, on sent que tu mets de l’attention dans le choix des mots, notamment à travers le nom des cuvées. Comment tu as choisi le nom de tes bouteilles ? Est ce que ça a été facile ? Qu’est ce qu’elles signifient ?

C’est Intensité, Élégance et Délicatesse. Intensité parce qu’on est sur un produit qui est fruité vert, qui est fort, intense. Ça coule de source. Après, on avec élégance, on est sur un produit qui est plus doux, qui est plus léger, plus élégant, forcément. On trouvait que ça marchait bien avec le fruité mûr, qui est plus équilibré. Et après, on a le fruité noir qu’on a appelé Délicatesse, parce que c’est vraiment très doux. C’est presque une olive noire confite. C’est d’ailleurs utilisé notamment en pâtisserie par certains grands chefs avec qui je travaille en France. Le but, c’était de donner des adjectifs féminins pour personnifier un petit peu le caractère des huiles d’olive. Et donc voilà, intensité, élégance, délicatesse qui traduisent assez facilement ce à quoi on s’attend.

Sur le choix des mots, j’avais lu sur le site « Allongez-vous, fermez les yeux et écoutez comme ça sent bon. » J’adore cette phrase.

Oui j’aime beaucoup cette phrase. C’est une phrase que j’avais lu il y a longtemps quelque part, je ne sais plus où. Ça m’est toujours resté dans la tête. C’est vrai que c’est assez puissant. C’est vraiment pour s’ immerger dans l’esprit du Sud et de la Provence. Tu goûtes une olive, tu entends les Cigales. Le message que j’ai envie de faire passer avec ce projet, c’est ça en fait, que les gens goûtent la Provence. Ça, on le sent aussi en ouvrant les colis dans lesquels je glisse des brins de lavande. Même avant l’ouverture du colis, vous êtes immergé dans la Provence.

Quelles sont tes ambitions pour DuSud ? Parce qu’on a beaucoup parlé du Dolif, mais comme tu le disais, ton idée d’origine, c’était d’élargir ça à d’autres produits provençaux ?

À court terme, on va sortir une bouteille en céramique qui s’inspire notamment des amphores un peu antiques, des amphores d’olives que tu peux trouver en Provence, dans les musées et tout. On a fini le design et là, je suis en train de finir les prototypes. Ce sera des bouteilles qui seront proposées justement pour les grands hôtels, palaces, pour les tables. Ça va être vraiment une très belle bouteille céramique avec le logo, le S incrusté dans la céramique avec une pièce en métal. Et normalement, on devrait avoir un bouchon en bois d’olivier. C’est vrai que nos bouteilles aujourd’hui, elles sont jolies, elles sont sympa, mais là, ça va vraiment marquer un pas en plus dans le standing. 

Et puis à plus long terme, il y a plusieurs choses. Il y a évidemment la diversification des produits. Là, on commence à faire des olives de table pour les chefs. Je ne pense pas faire de tapenade parce qu’il n’y a rien de meilleur que de la tapenade fraîche. J’ai envie de faire ce qu’il y a de mieux, donc ça m’embête de faire de la tapenade en pot. Donc, je vais sûrement m’arrêter là pour les olives et je pense ouvrir à d’autres produits. Puis ensuite, c’est soit faire des sortes de boutiques physique épicerie resto du Sud, avec des produits de Provence et il y a un autre axe éventuel qui serait de partir plus sur le bien être cosmétique, c’est à dire faire une branche cosmétique autour de l’huile d’olive, faite avec de l’huile d’olive française et Provence, etc. Et là, t’as plein de choses à faire aussi. Il y a beaucoup de bienfait autour de ce produit et je pense que c’est pas assez mis en avant. T’as la Provençale Bio qui est assez connue, qui fait pas mal de choses autour de ça.  

Les huiles sont produites de manière artisanale et coûtent assez cher à la production, donc j’ai décidé d’investir dans des étiquettes un peu travaillées pour faire transparaître ce coté haut-de-gamme et le savoir-faire qu’il y a derrière.

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Le but, c’était de faire connaître la marque aux personnes référentes dans le milieu gustatif, donc les chefs. D’avoir des ambassadeurs de la marque qui vont attester que le produit est bien.

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